Une empreinte qui s'effacera pourtant... (Partie I)

Une empreinte qui s'effacera pourtant... (Partie I)
Sur la grand'place du royaume, les vieux s'étaient rassemblé. Ils avaient entendu parler de sa venue ici.
Des quatre coins du Refuge, ils avaient traversé les terres vivantes pour se rassembler.
Eux, les oreilles et les langues venimeuses de la région, savaient mieux que personne ce qui était en train de se tramer autour d'eux.

- Il faut prévenir la population, nous ne pouvons pas rester sans rien faire..., dit Célestin.
-Il n'est pas question que nous fassions quoi que ce soit, rétorqua Sonar, tu sais, aussi bien que nous tous, que rien ne viendra à bout de cette chimère.
- Nous n'allons tout de même pas laisser ce cauchemar s'abattre sur nous sans broncher!
Méphisto leva une main en signe d'apaisement et dit:
- Quoi que nous fassions, ce serait vain. Si nous sommes réunis aujourd'hui, c'est parce que nous savons tout particulièrement que le Destin nous tient à l'écart. La meilleure chose qu'il nous reste à faire, serait de prévenir la Princesse au plus vite. Elle seule décidera des mesures à prendre pour les habitants du Refuge. Pour le reste, nous ne sommes pas responsables. Notre mission est ailleurs.

Les quatre Spiranges acquièsserent en silence. C'était entendu. Méphisto en tête, ils partirent en direction du Palais de la Principauté.

- Nous savons que notre réputation est pitoyable, Princesse, et que la légende nous désigne comme des descendants du Divin Méprisé, mais par pitié, vous devez en tout cas veiller à votre sécurité et à la pérénité de votre Royaume.
-Je l'entends bien, mes amis, annonça-t-elle d'une voix cristalline et froide, qui résonnait dans la grande salle d'audience. Je l'entends mais ne peux cependant laisser mes hommes courir les dangers sans m'y mêler aussi. Il est hors de question que j'abandonne ma cité. Vous qui savez et entendez tout, vous qui déliez les langues de bois et brisez tous les mystères, vous devez savoir pour quelle raison et par quels moyens j'ai bati cet endroit...
- Bien entendu, mais...
-

# Posté le mardi 06 octobre 2009 15:19

Modifié le mercredi 07 octobre 2009 11:46

[Regarde en elle-même o_O et s'interroge]

[Regarde en elle-même       o_O       et s'interroge]
Une porte entr'ouverte, qu'y vois-tu?

J'y vois une infinité de possibilités qui ne viennent pas. Une infamie silencieuse. Des frasques sourdes. La houle sourde des murmures... Une musique insistante. Des sirènes angoissantes. Une atmosphère pesante, comme lorsque le vent tombe avant l'orage.

Sonde en moi,
une araignée metallique qui descend dans les tréfonds de ma noirceur oubliée. Dans ces recoins que plus personne, même pas moi, ne regarde. Ce puits sans fond où l'on entend encore la lente respiration rauque du démon qui m'habite. Une grande paire de ciseaux, suspendue par un fil de soie, occupée à sectionner les herbes folles et repoussantes de mon moi abyssal. Un mouvement perpétuel. Les lames se balancent au rythme des soubressauts de mon esprit torve, qui, toujours, cherche la contradiction. Comme si la solution était quelque part de ce côté-là...

Être (pour) ne pas être...

Être forte pour ne pas être vulnérable
Être vivante pour ne pas être mourrante
Être de la partie pour ne rien rater
Bluffer la Milliarde pour ne pas en être

Particules de moi qui se détache doucement de mon corps pour voler parmi les milliards de poussière, particules de peau, de vie, ... Les souvenirs de vous s'envolent et déjà la vie vient effacer ce qu'il reste de trace d'avant, de ce qui avait autrefois tant de place dans ma vie, l'énergie de la reconstruction brûle et aspetise tout ce qu'il restait de mes petites victoires sur mes petites morts... Il en sera toujours ainsi...
Combattre pour un idéal qui me parait tellement essentiel pour qu'au final... d'autres idéaux viennent se plaquer sur mes yeux et m'aveugler et finir par me faire admettre que ce que je cherchais n'était pas si fondamental, et qu'il faut encore aller plus loin, laisser tomber quelques rêves pour se donner les moyens d'en réaliser d'autres...

Mais je reste lucide et garde toujours un oeil critique en moi, avec le souvenir de ces gestes non-accomplis, de ces objectifs non-atteints. Je reste avec la conviction que mon combat est vain. Et je touche une fois de plus à la complexité masochiste de mon âme: je cours après ce que je sais vain.

Peut-être ma lucidité est-elle plus riche pour moi que pour les autres. Car, à la différence des esprits torturés qui se demanderaient "Pourquoi courais-je après ce qui est vain?" , moi je le sais. Oui, je sais parfaitement pourquoi.

Parce que c'est mon contrat de vie.
Parce que c'est la condition sine qua non à mon existence.
Parce qu'un pacte de mort est signé en mon nom si je n'accomplis pas ma destinée.
Parce que l'épée de Damoclés me désigne depuis le premier jour où j'ai vu la lumière.
Parce qu'aussi longtemps que l'énergie de la vie circulera dans mes veines, je combattrai fermement pour que l'impossible le soit, pour qu'à moi et à l'humanité toute entière, soit dévoilé le secret ultime, le sens premier du monde et qu'enfin, on puisse mettre fin à cette sérénade insupportable de la Milliarde.

Je sens au fond de moi mon âme qui réclame de trouver réponse, de trouver de quoi combler ce manque. Mais mon implacable lucidité me rappelle que tout est vain. Que ferais-je alors, si je trouvais réponse? Que ferait l'humanité si elle savait? Que deviendrait le monde s'il connaissait la raison de son existence? Son sens premier n'en serait-il pas justement mis en péril? Je le pense effectivement. Il ne me servira à rien de gagner mes batailles. Je dois combattre sans fin, sans jamais trouver victoire. L'humanité doit espérer toujours s'élever sans jamais atteindre l'apogée. Le monde devra continuer d'exister sans connaître le sens premier de tout cela. Et nous continuerons à vivre cette merveilleuse et scandaleuse folie qu'est de vivre et de transmettre la vie.

Je ne crains pas la mort. Je ne crains même pas de souffrir, car j'ai déjà souffert longuement et toujours ai vécu la douleur comme un passage lent mais temporaire. Toute souffrance sur cette Terre, même très lente, est éphémère à côté de l'absolue infinité de notre univers.

Non, je ne crains pas la mort. Je crains de manquer à ma tâche. Je crains de ne pas apporter suffisamment d'énergie à mon univers. D'avoir raté ce pour quoi j'ai éclos un jour d'octobre. J'aimerais m'éteindre avec la certitude que j'ai effectué ce qu'on attendait de moi, et mieux, j'aimerais savoir avec certitude pourquoi on attendait cela de moi, dans quel but, quel dessein destructeur ou salvateur, sadique ou bénéfique. Mon âme n'est pas suffisamment élevée pour savoir si le pouvoir de donner la vie nous a été donné dans un but maléfique ou pas. Dès lors, je ne peux que me résigner à faire ce que je dois faire. Comme chacune de mes cellulles qui ne se rebellent pas, et qui souhaitent d'une seule conscience m'apporter leur contributuon et leur soutien.

A bien y réfléchir, je ne pense pas que la raison de tout cela ait quoi que ce soit à voir avec le bien ou le mal. C'est plutôt une question d'ordre ou de désordre, dans une dimension où, évidemment, il faudrait considérer que le désordre n'est nullement une infériorité ou un défaut mais juste la négative de l'ordre, son juste opposé ou son inverse exact. L'image de lui-même.

Et j'en viens à me dire que, partout, de l'infiniment petit, à l'infiniment grand, nous ne sommes que des images de nos contraires. N'est-ce d'ailleurs pas la manière la plus commune de définir quelque chose en énumérant justement tout ce qu'elle n'est pas? Un cercle n'a pas de coté plat, un carré n'a pas de coté arrondi, le bleu n'est pas jaune, un homme n'est pas une femme...De même, c'est par nos différences que nous nous identifions, la fille aux longs cheveux, le mec bronzé, le manteau avec la doublure, le chat de la voisine, le copain de ma soeur,... Rien n'est pareil. Tout s'oppose. Et qu'en est-il des ressemblances? Elles ne sont là que, par définition toujours, en opposition aux différences.

Ce soir, je souhaite m'endormir en rêvant que je pousse un peu plus cette porte entrouverte et que je découvre, qu'en réalité... Je me trouve en face de moi-même et que je viens, par ce geste précis, d'effectuer ce pour quoi j'étais venue ici bas, pour m'ouvrir la porte sur-moi-même et me découvrir dans un monde à l'image de mon monde.

# Posté le samedi 26 septembre 2009 14:47

Mon impossible, mon rêve, ma réalité.

Mon impossible, mon rêve, ma réalité.

"L'impossible est en cours de réalisation; pour les miracles, prévoir un délai."

Explications:

Des dizaines d'années à m'entendre dire que mes pieds devraient revenir sur terre, que ma tête devrait quitter les étoiles. De multiples coups durs et toujours ce précieux conseil: "Réveille-toi, descends de ta planète!" Paraît que les rêves, ça se réalise pas, qu'il faut voir la vie en face.

Je voudrais annoncer aux porteurs de mauvaise augure, que le vent a tourné. Que mes yeux ont ciblé l'homme que je cherchais, que mes mains ont rejoins celles de celui qui me protège, et que nos âmes, fortes de notre amour, se transportent vers des futurs impossibles et réalisables. Celui dont je parlais avec tant d'insistance dans mes textes, sans jamais le nommer ni parvenir à décrire son visage. Celui-là même m'a rejoins pour m'aimer.

Une rêveuse qui voit ses rêves prendre vie.

Le plus beau et le plus grand rêve d'une simple vie danse devant mes yeux ébahis.

# Posté le mercredi 13 mai 2009 09:13

Tattoo pensé par Sigmatau, dessiné par Nyxos ^^ <3<3<3

Tattoo pensé par Sigmatau, dessiné par Nyxos ^^ <3<3<3
Je l'aime, je l'aime...

Qui?

Mon tattoo?

Oooh oui!!

Mais nooonnnn,


mon homme!! <3<3<3

# Posté le mercredi 13 mai 2009 08:55

When I Fall in Love [ The Chaos Time ]

When I Fall in Love                                                                                                                                            [ The Chaos Time ]
A l'orée de mon existence, au pied du mur de la réalité, à la frontière du vraissemblable, une étoile pointait timidement sa flèche sur notre destinée. Je t'aime.

Dans un recoin du monde préservé de l'aliénation et des hommes, un pendule rythme le temps qui coule. Son écho régulier s'étend très loin. Le son émis est plus grave que celui d'un pendule ordinaire, comme tout droit sortit d'une viole entêtante. Son battement perpétuel est le sang du monde. Il fait naître et mourir toute chose. A chaque oscillation, le pendule donne droit de vie ou de mort, permet le recommencement ou l'effacement, la contrainte ou le choix, la douceur ou la violence, la chaleur ou la douleur...

Un pendule, au coeur du monde. Les ondes qu'il diffuse autour de lui propagent des espérances ou des fatalités, la fusion ou la division, la vérité ou le mensonge. Un noeud vibrant, intrinsèque à la Vie, qui pousse inéxorablement au changement. Pour que puisse évoluer les idées, les âmes.

Dans le plus profond de chaque homme existe un coffre secret. Personne ne peut l'ouvrir. Mais chacun sait de quoi il est fait. Ce coffre réceptionne une à une les pulsations enivrantes du pendule. Les ingère. Les fait sienne. Les interprète. Un coffre où l'on peut entendre résonner les battements réguliers de la force qui gouverne le monde entier. La matière. La conscience. La vie. Chacun est doté d'une clé de libre arbitre. Cette clé peut sceller le coffre et le faire taire ou l'ouvrir et laisser alors se déverser dans le corps humain une incroyable sensation de plénitude. Toute l'énergie chaude et vivace qui coule dans les veines. Et pousse l'être humain à suivre son destin. A opérer les choix pour lesquels il a été conçu. A apporter sa modeste contribution à la perfection, à l'équilibre, à l'homéostasie de l'univers. La force A, comme Amour.

Dans la plus grande humilité, vivait un être complexe. Démon désireux et ange aimant. Mais là n'était pas sa particularité. Ce qui le différenciait de la milliarde des humains était sa réceptivité. Confiant, il avait gardé intact son coffre intérieur, et en avait pris soin, année après année, difficulté après difficulté. Il avait pris soin de sa boite secrète tout au long des obstacles. Parcourant les chemins, il était en quête de sa moitié. Il cherchait celle qui devait le rendre heureux.
Je n'ai parlé de sa clé. En effet, cet être ne l'utilisait pas. En tout cas, pas pour lui. Il la réservait à celle qui, pareille à lui, garderait sa clé pour ouvrir le coffre d'amour de quelqu'un d'autre. L'amant, poussé par le vrombissement réconfortant de son coeur, se laissait guider par les astres et avançait toujours plus tout droit.

A l'orée de mon existence, au pied du mur de la réalité, à la frontière du vraissemblable, une étoile pointait timidement sa flèche sur notre destinée. Je marchais seule depuis un sacré bout de temps, contemplant les astres, lorsque tu m'as bousculée. Tous deux la tête vers le ciel, nous n'avions pas remarqué que nos pas nous menaient l'un vers l'autre.

Les coffres aux mille trésors sont toujours plus merveilleux lorsqu'on les ouvre à deux. Je t'aime.



# Posté le dimanche 19 avril 2009 11:57